Archives pour mai, 2009

23
mai

Kaamelott, diffusion du Livre VI

Allez un petit flash pour annoncer que la diffusion du Livre VI de Kaamelott est reportée du mois de mai au mois de septembre. Si on commencé à s’en douter, Alexandre Astier l’a confirmé il y a quelques jour et l’excellent site Elbakin s’en fait l’écho :

« C’est tout simple. C’est la crise. Les annonceurs ne payent plus autant qu’avant… et Kaamelott coûte cher.
Les diffusions du mois de mai, et pire, du mois de juin ne sont pas les plus regardées de l’année. Il fait beau, il fait jour tard, les terrasses de café tendent leurs bras.
La diffusion de la rentrée est beaucoup plus événementielle et la chaîne ne veut pas tirer un coup dans l’eau avec Kaamelott.
Donc, on attend que la crise se résorbe un peu et que la période incite les annonceurs à payer plus cher leur attachement à Kaamelott.
De plus, chose rare, le DVD sortira immédiatement dans la foulée de la diffusion, ce qui tordra un peu plus le cou au piratage.
J’espère que c’est à peu près clair. Ce sont des raisons qui vous paraîtront un peu… concrètes. Mais c’est la vie : on fait l’artiste quand on crée, on fait le marchand quand on a fini de créer.
Bien à vous.
A. »

A noter donc que le dvd du Livre VI sortira donc dans la foulée ce qui n’est pas une mauvaise chose d’ailleurs. Ca évitera de se taper les couloirs de pub lors de la diffusion quoique qu’il ne faille pas négliger le plaisir de l’aspect communautaire lors de la diffusion TV

Bon sinon en attendant que je m’attelle enfin a un petit avis sur le Livre VI je vous laisse avec ce dossier sur la série  écrit avec mes petites mimines.

Dossier Kaamelott

22
mai

Dragon Ball Evolution II par M.Night Shyamalan

Putain ça c’est de l’accroche coco. Avec ça si je ne fais pas grimper mon taux de visite je me fouette les couilles à coup de martifouette ou pire je deviens végétarien. Non mais sérieusement vous avez vu ces photos ?

Ca vous rappelle pas la grosse merde sorti il y a quelques mois et dont la seule image justifie à elle seul le piratage de film (bien que je ne comprenne même pas qu’on puisse perdre cinq minutes de son temps pour regarder cette horreur).

Certes, il y a au commande de ce film le réalisateur M.Night Shyamalan qui à offert au cinéma une perle comme Incassables et qui malgré les loleries de sa filmo (faites votre choix pour ma part je citerais Le village) n’a jamais fait de film formellement mauvais. Certes en étant optimiste on peut se dire qu’en étant sur un film de commande, Shyamalan va être mieux canalisé et nous offrir un bon film. Mais bon à preuve du contraire je préfère rester pessimiste et constater que :

On parle là d’une adaptation d’un série qui à offert son lot hebdomadaire de scène de combat magnifiquement chorégraphié au sein d’un vaste univers de fantasy puisant ses sources dans les nombreuses cultures orientales. On voit mal le réalisateur du Sixième sens évoluant dans ce genre mais bon laissons lui le bénéfice du doute.

Ce qui es inquiétant c’est surtout la production en elle-même dont les photos sont une première preuve d’un certains jem’enfoutisme quand au respect de l’œuvre. Bon ok c’est mal venu de faire l’étonné quand on se connait l’état de la production actuelle des blockbusters américain mais bon ca fait toujours mal au cul de voir une des séries les plus enrichissantes de ces dernières années transformée en vulgaire bouse à fric emporté par un casting bien à coté de la plaque. On parle en effet d’une série dont les héros sont issus de culture asiatique et orientale dont les avatars (gag) live seront incarnés par de beaux petits blancs. Superbe n’est ce pas.

Bon bref jusqu’à preuve du contraire ce film sent le caca (et le caca des films c’est caca comme me disait un pote de Vanne) et ca m’emmerde profondément. Que Shyamalan fasse un mauvais film je m’en fous royalement mais putain massacrer Avatar, The Last Airbender ca me fait profondément chier.

Bon allez on va essayer de prendre le bon coté de la chose. Ce film va peut-être faire pousser des gens à découvrir la série qui sortira dans nos contrée dans une édition enfin potable (car non désolé mais une édition sans VOSTFR ce n’est pas une édition potable). Peut-être que ca va surtout me bouger pour vous faire ce petit article sur la série qui me trotte dans la tête depuis longtemps.

Dans tout les cas. Avatar le dessin animée, c’est bon, mangez en.

12
mai

STAR TREK de JJ Abrams

Avant de m’attaquer à ce texte, j’ai repris celui que j’avais écrit concernant mes craintes et mes espérances avant la sortie du film. Jusqu’au bout j’étais partagé, les bonnes critiques du film me rassurèrent peu tant mes doutes étaient forts. Si je me basais sur ce texte, je craignais donc un mauvais film prenant de haut la saga Star Trek et doublé d’une mauvaise réalisation s’appuyant sur un procédé simpliste (le « begins ») n’ayant pas vraiment fait ses preuves vu les derniers exemples en date (Batman et James Bond). Quel est donc le verdict après la vision du film ? Je sais que vous brûlez d’impatience que je vous le dise. Calmez vous et n’enlevez pas votre petite culotte, je vais vous le dire tout de suite : Star Trek de J.J Abrams est un bon film. Ce n’est pas un chef d’œuvre, il est plombé par une mauvaise réalisation notamment, mais dans l’ensemble on est bien loin du désastre que je craignais. On est même en face d’un film qui atteint ses objectifs et qui propose en plus un très bon spectacle.

Quand l’idée de relancer la franchise Star Trek fut lancée, les petits gars de la Paramount furent confrontés très vite à un problème inhérent à la saga. Un problème qu’on retrouve d’ailleurs au sein d’une autre forme de culture populaire, le comics-book. Ce problème tient en un seul mot : continuité. Comment attirer un nouveau et vaste public à priori rebuté par un univers dont il pense qu’il faut tout connaitre pour comprendre et apprécier ? Compiler et synthétiser pouvaient être un bon début d’approche tel un Sam Raimi avec Spider-man mais à la différence du tisseur, les petits gars de l’Enterprise ont déjà connu des aventures cinématographiques, celles-ci étant des prolongements de leurs séries. Il était donc impossible de repartir de zéro surtout pour une saga dont les acteurs sont intiment liés à leurs personnages. Pas question donc de prendre la même voie que Sonnenfeld sur La famille Adams ou Wild Wild West. Créer un nouvel équipage semblait être la bonne approche. Après tout, c’est ainsi que Roddenberry et ses successeurs ont procédé à la fin des années 80 en lançant Star Trek : The Next Generation puis Deep Space Nine, Voyager et Enterprise. Créer de nouvelles séries permettait de développer l’univers tout en gardant et respectant la série originale. Mais en étant réaliste et un poil pessimiste, on a vite fait de se rendre à l’évidence : même en se basant sur un univers connu, créer un nouvel équipage Star Trek à une époque où le public semble réticent à la nouveauté et où les studios préfèrent investir dans des valeurs sûres plutôt que dans de l’inédit, se révèle être un suicide commercial. Comment faire alors ?

Si le problème se retrouvait déjà dans les comics-books, la solution s’y trouve aussi. Voyant que la continuité de son univers devenait plus un problème qu’un avantage, Marvel profita de la sortie du premier film Spider-man pour lancer la ligne Ultimate. Il s’agissait de reprendre à zéro les aventures des grandes figures de la maison d’édition et de les faire partir à notre époque. Spider-man, les X-men, les Fantastic four ou bien encore les Vengeurs apparurent donc à notre époque permettant alors à une nouvelle génération de lecteurs de découvrir ces personnages sans avoir à subir le poids de quarante années d’histoires*

Revenons-en à nos pyjamas. La meilleure approche était donc de créer une sorte d’Ultimate Star Trek et de refaire partir de zéro la franchise la plus connu et la plus populaire, c’est-à-dire la série originale avec le capitaine Kirk, Spock et Mc Coy. On s’assure ainsi la curiosité d’un grand public peu familier de cet univers qui pourra dès lors s’y intéresser. L’arrivée de J.J Abrams auréolé des succès de Lost, Alias, Cloverfield et Mission : Impossible III renforcera le potentiel commercial de la saga ; enfin l’astuce scénaristique justifiant ce nouvel univers permettra à priori, de ne pas s’attirer les foudres des fans qui verront leurs personnages préférés incarnés par de nouveaux acteurs. Permettre au grand public de se plonger sans contraintes dans l’univers Star Trek tout en respectant l’immense base de fans prêts à communiquer massivement sur le projet si celui-ci lui plaît, voila donc la meilleure approche pour relancer la saga. Cerise sur le gâteau, la présence de Leonard Nimoy (alias Spock) et de Majel Roddenberry (l’infirmière Chapel dans la série originale, Lwaxana Troi dans TNG et veuve de Gene Roddenberry dans la vie civile) apportèrent l’adoubement nécessaire à Abrams. Son film ne serait pas une vaste opportunité pour se faire du fric sur les aventures des membres de l’Enterprise, mais bel et bien une nouvelle pierre à l’édifice Star Trek.

En tentant de sauver la planète Romulus de la destruction suite à l’explosion d’une supernova, Spock (Leonard Nimoy) se retrouve dans le passé à l’époque où il n’était qu’un jeune vulcain (incarné par Zachary Quinto). Il a non seulement échoué dans le sauvetage de la planète mais Nero (Eric Bana), un Romulien assoiffé de vengeance et le tenant pour responsable de la mort de son peuple et de sa famille, l’a suivi à cette époque. Toutefois leurs arrivées dans le passé eurent pour conséquence la création d’une nouvelle ligne temporelle dans laquelle Kirk perdit sont père à la naissance, aux mains de Nero ; désormais, tous les événements « canonique » connus du grand public sont remis en question, et c’est un nouveau futur qui s’offre à l’équipage de l’Enterprise. Devenu cadet au sein de Starfleet le jeune Kirk prendra part dans la défense de sa planète menacée par Nero. Il y révélera tout son talent et son courage à bord de l’Enterprise où se trouve également son ami le docteur Mc Coy ainsi que Sulu, Tchekov, Spock, Montgomery Scott et Uhura. Comme quoi certaines choses ne changeront jamais.

En développant sur un long métrage un concept déjà utilisé lors d’un des plus fameux épisodes de Star Trek : The Next Generation (Yesterday’s Enterprise 3.15), Abrams réussi son principal pari. Permettre à tout à chacun de découvrir l’univers Star Trek sans aucun problème tout en ne reniant pas l’héritage des précédents films et séries. Je pense par ailleurs qu’il va donner envie aux plus curieux de découvrir la saga (et pour ceux là je les renvoie vers ce fabuleux texte). S’il est avant tout destiné aux profanes ce n’est pas pour cela que le film mégote sur les téléportations, les extra-terrestres, les vaisseaux spatiaux, les antagonismes et les concepts SF. A l’inverse d’un Batman Begins voulant tout expliquer pour rester crédible, le film d’Abrams assume pleinement son héritage. C’est alors au public d’accepter ou de refuser cet univers. On vous le met à portée de main, à vous de voir maintenant.

Autre piège largement évité : le syndrome du « Begins » et punaise qu’est ce que j’ai pu le craindre lors du visionnage des bandes annonces ! Hé bien il n’en est rien. La jeunesse de Kirk est survolée au travers d’une scène assez ridicule et le personnage est posé dès son entrée à Starfleet. Nulle évolution vers le personnage que l’on connait, nulle quête initiatique selon les préceptes de Saint Campbell, James T. Kirk (incarné brillamment par un Chris Pine se révélant être une excellente surprise) est paré pour affronter les dangers dès le moment où il pose le pied sur l’Enterprise. Et des dangers il va y en avoir un paquet. Le film n’est pas avare en aventure et en scène d’actions si bien qu’on ne recense que très peu de moments calmes. Une bénédiction à une époque où les gros blockbusters d’actions se révèlent être surtout des comédies adolescentes avec quelques minces morceaux de bastons avec des robots dedans.

Après la démarche SF philosophique et contemplative de Next Generation, celle politique et religieuse de DS9, puis l’approche bozo le clown d’Enterprise, le film d’Abrams revient donc aux fondamentaux de la série originale. Parmi les autres qualités du film il me faut souligner une bande originale excellente construisant un nouveau thème diablement excitant (et c’est juste mon coté fanboy ou je ne suis pas le seul à y avoir trouvé des similitudes avec le générique du livre 5 et 6 de Kaamelott ?), des acteurs dans l’ensemble très bons (Chris Pine donc mais également Karl Urban excellent en Mc Coy ; seul Anton Yelchin est décevant et énervant en appuyant l’accent russe de Tchekov, espérons qu’il sera plus à l’aise dans le rôle de Kyle Reese ; Eric Bana enfin est totalement sous-employé), de très bons effets spéciaux et un scénario très bien rythmé qui arrive à résoudre l’intrigue et autres antagonismes au sein même de l’action. Devant toutes ces qualités on pardonnera donc les défauts du film.

Car il y en a, il ne faut pas le nier et certains ont intérêt à être corrigés lors de la suite si on ne veut pas tomber dans le syndrome X-men 2 (une suite dont les défauts énormes ont entaché les qualités contrairement au premier film). Si le scénario est dans l’ensemble extrêmement bien construit il conserve des failles assez dommageables. Ainsi même si le principe du changement de timeline est accepté avec l’arrivée de Nero et Spock, on ne comprend pas pourquoi l’univers dans lequel nos héros évoluent change. Pourquoi passe t’on d’un futur au design épuré à un futur tellement proche de notre époque que cela en devient gênant ? On pense au placement produit Nokia bien sûr, mais aussi au look des chantiers de constructions des vaisseaux, aux cales de l’Enterprise etc etc. Bref alors qu’on a d’un coté un nouveau design très bien pensé de l’Enterprise, ou bien des costumes, on se retrouve de l’autre avec un environnement actuel déplacé. C’est à croire qu’on avait besoin de faire des économies de budget lors de la réalisation du film.

Tiens puisqu’on en parle ! La réalisation. Alors on va faire simple, elle est naze. Voila le gros défaut du film. Si Abrams est un producteur doué et perspicace, il n’est vraiment pas un bon réalisateur et le film aurait gagné à être mis en scène par une autre personne. Bien que détestant ce terme je ne peux que l’employer ici : le film a eu une réalisation télévisuelle ; c’est-à-dire, et pour être précis, qu’il est assez flagrant qu’Abrams ne sait pas user à bon escient du format cinémascope. Ainsi il s’amuse avec sa caméra lors de scènes où l’on se demande l’intérêt de tel mouvement (Spock face au conseil des Vulcains) alors qu’une scène aussi intense que celle où Kirk doit déstabiliser émotionnellement Spock, est filmée tout platement en champ/contre champ. Il est vraiment dommage que le film pèche à ce niveau alors qu’il avait bien surmonté les autres obstacles. Le potentiel de la saga aurait mérité un metteur en scène plus apte à créer de belles images. Sans demander un génie du septième art, un gars de la trempe de Favreau aurait été plus que bénéfique. Oui si je le cite lui plus qu’un autre c’est aussi parce que Star Trek me rappelle Iron Man par certains aspects. Un film pas parfait mais qui ne cherche pas à péter plus haut que son cul bien que son réalisateur semble clairement penser qu’il a inventé l’eau chaude.

Si le scénario est très bien construit au niveau du rythme et si on accepte facilement le changement du à la nouvelle timeline, on peut rester dubitatif devant certaines choses. Dans la plupart des cas il s’agit avant tout de changements plus aptes à choquer les fans de la saga et qui sont au final très peu importants si on prend conscience de la nature même du projet d’Abrams et son but. De plus, l’importance de ces changements n’est relative qu’au sein de la communauté des fans de la série dans laquelle, rappelons le, on ne peut dresser un portrait type (je suis par exemple en divergence avec ceux considérant le film comme mauvais et qui pensent que Star Trek : Enterprise est une bonne série, un ami ayant la même opinion que moi concernant cette série trouve le film d’Abrams mauvais etc etc). Je reste dubitatif face à cette affirmation qu’un fan de Star Trek trouverait le film mauvais. Toutefois on ne peut nier que la nonchalance d’un Kirk face à sa tricherie lors du test Kobayashi maru, où bien l’illogisme des réactions de Spock lors des scènes de son enfance ou face au grand conseil, peuvent choquer.

Bref parfois la superficialité des réactions des personnages rend leurs attitudes assez ridicules. Espérons que cela sera corrigé. Je reste assez confiant là-dessus tant le casting m’a agréablement surpris et tant j’ai apprécié les interactions entre le trio Kirk/Mc Coy/Spock. Sans s’appuyer sur une réalisation iconique, Abrams arrive à construire sous nos yeux l’équipage de l’Enterprise tel que nous le connaissons et l’aimons. Ce n’est pas encore parfait certes mais pour ma part j’ai ressenti un vrai frisson de plaisir lors de la scène finale. On ne peut que reconnaitre à Abrams l’intelligence dans la manière d’avoir su s’y prendre pour relancer la saga, Star Trek est un bon film qui aura avant tout le mérite de faire intéresser les gens à la franchise et dont le succès peut faire espérer une suite au cinéma mais surtout un renouveau du space opéra télévisuel.

*Accessoirement cela permis à certains artistes de développer une approche plus « osée » de certains personnages. Je vous recommande par exemple la lecture d‘Ultimates de Millar et Hitch.