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12
mai

STAR TREK de JJ Abrams

Avant de m’attaquer à ce texte, j’ai repris celui que j’avais écrit concernant mes craintes et mes espérances avant la sortie du film. Jusqu’au bout j’étais partagé, les bonnes critiques du film me rassurèrent peu tant mes doutes étaient forts. Si je me basais sur ce texte, je craignais donc un mauvais film prenant de haut la saga Star Trek et doublé d’une mauvaise réalisation s’appuyant sur un procédé simpliste (le « begins ») n’ayant pas vraiment fait ses preuves vu les derniers exemples en date (Batman et James Bond). Quel est donc le verdict après la vision du film ? Je sais que vous brûlez d’impatience que je vous le dise. Calmez vous et n’enlevez pas votre petite culotte, je vais vous le dire tout de suite : Star Trek de J.J Abrams est un bon film. Ce n’est pas un chef d’œuvre, il est plombé par une mauvaise réalisation notamment, mais dans l’ensemble on est bien loin du désastre que je craignais. On est même en face d’un film qui atteint ses objectifs et qui propose en plus un très bon spectacle.

Quand l’idée de relancer la franchise Star Trek fut lancée, les petits gars de la Paramount furent confrontés très vite à un problème inhérent à la saga. Un problème qu’on retrouve d’ailleurs au sein d’une autre forme de culture populaire, le comics-book. Ce problème tient en un seul mot : continuité. Comment attirer un nouveau et vaste public à priori rebuté par un univers dont il pense qu’il faut tout connaitre pour comprendre et apprécier ? Compiler et synthétiser pouvaient être un bon début d’approche tel un Sam Raimi avec Spider-man mais à la différence du tisseur, les petits gars de l’Enterprise ont déjà connu des aventures cinématographiques, celles-ci étant des prolongements de leurs séries. Il était donc impossible de repartir de zéro surtout pour une saga dont les acteurs sont intiment liés à leurs personnages. Pas question donc de prendre la même voie que Sonnenfeld sur La famille Adams ou Wild Wild West. Créer un nouvel équipage semblait être la bonne approche. Après tout, c’est ainsi que Roddenberry et ses successeurs ont procédé à la fin des années 80 en lançant Star Trek : The Next Generation puis Deep Space Nine, Voyager et Enterprise. Créer de nouvelles séries permettait de développer l’univers tout en gardant et respectant la série originale. Mais en étant réaliste et un poil pessimiste, on a vite fait de se rendre à l’évidence : même en se basant sur un univers connu, créer un nouvel équipage Star Trek à une époque où le public semble réticent à la nouveauté et où les studios préfèrent investir dans des valeurs sûres plutôt que dans de l’inédit, se révèle être un suicide commercial. Comment faire alors ?

Si le problème se retrouvait déjà dans les comics-books, la solution s’y trouve aussi. Voyant que la continuité de son univers devenait plus un problème qu’un avantage, Marvel profita de la sortie du premier film Spider-man pour lancer la ligne Ultimate. Il s’agissait de reprendre à zéro les aventures des grandes figures de la maison d’édition et de les faire partir à notre époque. Spider-man, les X-men, les Fantastic four ou bien encore les Vengeurs apparurent donc à notre époque permettant alors à une nouvelle génération de lecteurs de découvrir ces personnages sans avoir à subir le poids de quarante années d’histoires*

Revenons-en à nos pyjamas. La meilleure approche était donc de créer une sorte d’Ultimate Star Trek et de refaire partir de zéro la franchise la plus connu et la plus populaire, c’est-à-dire la série originale avec le capitaine Kirk, Spock et Mc Coy. On s’assure ainsi la curiosité d’un grand public peu familier de cet univers qui pourra dès lors s’y intéresser. L’arrivée de J.J Abrams auréolé des succès de Lost, Alias, Cloverfield et Mission : Impossible III renforcera le potentiel commercial de la saga ; enfin l’astuce scénaristique justifiant ce nouvel univers permettra à priori, de ne pas s’attirer les foudres des fans qui verront leurs personnages préférés incarnés par de nouveaux acteurs. Permettre au grand public de se plonger sans contraintes dans l’univers Star Trek tout en respectant l’immense base de fans prêts à communiquer massivement sur le projet si celui-ci lui plaît, voila donc la meilleure approche pour relancer la saga. Cerise sur le gâteau, la présence de Leonard Nimoy (alias Spock) et de Majel Roddenberry (l’infirmière Chapel dans la série originale, Lwaxana Troi dans TNG et veuve de Gene Roddenberry dans la vie civile) apportèrent l’adoubement nécessaire à Abrams. Son film ne serait pas une vaste opportunité pour se faire du fric sur les aventures des membres de l’Enterprise, mais bel et bien une nouvelle pierre à l’édifice Star Trek.

En tentant de sauver la planète Romulus de la destruction suite à l’explosion d’une supernova, Spock (Leonard Nimoy) se retrouve dans le passé à l’époque où il n’était qu’un jeune vulcain (incarné par Zachary Quinto). Il a non seulement échoué dans le sauvetage de la planète mais Nero (Eric Bana), un Romulien assoiffé de vengeance et le tenant pour responsable de la mort de son peuple et de sa famille, l’a suivi à cette époque. Toutefois leurs arrivées dans le passé eurent pour conséquence la création d’une nouvelle ligne temporelle dans laquelle Kirk perdit sont père à la naissance, aux mains de Nero ; désormais, tous les événements « canonique » connus du grand public sont remis en question, et c’est un nouveau futur qui s’offre à l’équipage de l’Enterprise. Devenu cadet au sein de Starfleet le jeune Kirk prendra part dans la défense de sa planète menacée par Nero. Il y révélera tout son talent et son courage à bord de l’Enterprise où se trouve également son ami le docteur Mc Coy ainsi que Sulu, Tchekov, Spock, Montgomery Scott et Uhura. Comme quoi certaines choses ne changeront jamais.

En développant sur un long métrage un concept déjà utilisé lors d’un des plus fameux épisodes de Star Trek : The Next Generation (Yesterday’s Enterprise 3.15), Abrams réussi son principal pari. Permettre à tout à chacun de découvrir l’univers Star Trek sans aucun problème tout en ne reniant pas l’héritage des précédents films et séries. Je pense par ailleurs qu’il va donner envie aux plus curieux de découvrir la saga (et pour ceux là je les renvoie vers ce fabuleux texte). S’il est avant tout destiné aux profanes ce n’est pas pour cela que le film mégote sur les téléportations, les extra-terrestres, les vaisseaux spatiaux, les antagonismes et les concepts SF. A l’inverse d’un Batman Begins voulant tout expliquer pour rester crédible, le film d’Abrams assume pleinement son héritage. C’est alors au public d’accepter ou de refuser cet univers. On vous le met à portée de main, à vous de voir maintenant.

Autre piège largement évité : le syndrome du « Begins » et punaise qu’est ce que j’ai pu le craindre lors du visionnage des bandes annonces ! Hé bien il n’en est rien. La jeunesse de Kirk est survolée au travers d’une scène assez ridicule et le personnage est posé dès son entrée à Starfleet. Nulle évolution vers le personnage que l’on connait, nulle quête initiatique selon les préceptes de Saint Campbell, James T. Kirk (incarné brillamment par un Chris Pine se révélant être une excellente surprise) est paré pour affronter les dangers dès le moment où il pose le pied sur l’Enterprise. Et des dangers il va y en avoir un paquet. Le film n’est pas avare en aventure et en scène d’actions si bien qu’on ne recense que très peu de moments calmes. Une bénédiction à une époque où les gros blockbusters d’actions se révèlent être surtout des comédies adolescentes avec quelques minces morceaux de bastons avec des robots dedans.

Après la démarche SF philosophique et contemplative de Next Generation, celle politique et religieuse de DS9, puis l’approche bozo le clown d’Enterprise, le film d’Abrams revient donc aux fondamentaux de la série originale. Parmi les autres qualités du film il me faut souligner une bande originale excellente construisant un nouveau thème diablement excitant (et c’est juste mon coté fanboy ou je ne suis pas le seul à y avoir trouvé des similitudes avec le générique du livre 5 et 6 de Kaamelott ?), des acteurs dans l’ensemble très bons (Chris Pine donc mais également Karl Urban excellent en Mc Coy ; seul Anton Yelchin est décevant et énervant en appuyant l’accent russe de Tchekov, espérons qu’il sera plus à l’aise dans le rôle de Kyle Reese ; Eric Bana enfin est totalement sous-employé), de très bons effets spéciaux et un scénario très bien rythmé qui arrive à résoudre l’intrigue et autres antagonismes au sein même de l’action. Devant toutes ces qualités on pardonnera donc les défauts du film.

Car il y en a, il ne faut pas le nier et certains ont intérêt à être corrigés lors de la suite si on ne veut pas tomber dans le syndrome X-men 2 (une suite dont les défauts énormes ont entaché les qualités contrairement au premier film). Si le scénario est dans l’ensemble extrêmement bien construit il conserve des failles assez dommageables. Ainsi même si le principe du changement de timeline est accepté avec l’arrivée de Nero et Spock, on ne comprend pas pourquoi l’univers dans lequel nos héros évoluent change. Pourquoi passe t’on d’un futur au design épuré à un futur tellement proche de notre époque que cela en devient gênant ? On pense au placement produit Nokia bien sûr, mais aussi au look des chantiers de constructions des vaisseaux, aux cales de l’Enterprise etc etc. Bref alors qu’on a d’un coté un nouveau design très bien pensé de l’Enterprise, ou bien des costumes, on se retrouve de l’autre avec un environnement actuel déplacé. C’est à croire qu’on avait besoin de faire des économies de budget lors de la réalisation du film.

Tiens puisqu’on en parle ! La réalisation. Alors on va faire simple, elle est naze. Voila le gros défaut du film. Si Abrams est un producteur doué et perspicace, il n’est vraiment pas un bon réalisateur et le film aurait gagné à être mis en scène par une autre personne. Bien que détestant ce terme je ne peux que l’employer ici : le film a eu une réalisation télévisuelle ; c’est-à-dire, et pour être précis, qu’il est assez flagrant qu’Abrams ne sait pas user à bon escient du format cinémascope. Ainsi il s’amuse avec sa caméra lors de scènes où l’on se demande l’intérêt de tel mouvement (Spock face au conseil des Vulcains) alors qu’une scène aussi intense que celle où Kirk doit déstabiliser émotionnellement Spock, est filmée tout platement en champ/contre champ. Il est vraiment dommage que le film pèche à ce niveau alors qu’il avait bien surmonté les autres obstacles. Le potentiel de la saga aurait mérité un metteur en scène plus apte à créer de belles images. Sans demander un génie du septième art, un gars de la trempe de Favreau aurait été plus que bénéfique. Oui si je le cite lui plus qu’un autre c’est aussi parce que Star Trek me rappelle Iron Man par certains aspects. Un film pas parfait mais qui ne cherche pas à péter plus haut que son cul bien que son réalisateur semble clairement penser qu’il a inventé l’eau chaude.

Si le scénario est très bien construit au niveau du rythme et si on accepte facilement le changement du à la nouvelle timeline, on peut rester dubitatif devant certaines choses. Dans la plupart des cas il s’agit avant tout de changements plus aptes à choquer les fans de la saga et qui sont au final très peu importants si on prend conscience de la nature même du projet d’Abrams et son but. De plus, l’importance de ces changements n’est relative qu’au sein de la communauté des fans de la série dans laquelle, rappelons le, on ne peut dresser un portrait type (je suis par exemple en divergence avec ceux considérant le film comme mauvais et qui pensent que Star Trek : Enterprise est une bonne série, un ami ayant la même opinion que moi concernant cette série trouve le film d’Abrams mauvais etc etc). Je reste dubitatif face à cette affirmation qu’un fan de Star Trek trouverait le film mauvais. Toutefois on ne peut nier que la nonchalance d’un Kirk face à sa tricherie lors du test Kobayashi maru, où bien l’illogisme des réactions de Spock lors des scènes de son enfance ou face au grand conseil, peuvent choquer.

Bref parfois la superficialité des réactions des personnages rend leurs attitudes assez ridicules. Espérons que cela sera corrigé. Je reste assez confiant là-dessus tant le casting m’a agréablement surpris et tant j’ai apprécié les interactions entre le trio Kirk/Mc Coy/Spock. Sans s’appuyer sur une réalisation iconique, Abrams arrive à construire sous nos yeux l’équipage de l’Enterprise tel que nous le connaissons et l’aimons. Ce n’est pas encore parfait certes mais pour ma part j’ai ressenti un vrai frisson de plaisir lors de la scène finale. On ne peut que reconnaitre à Abrams l’intelligence dans la manière d’avoir su s’y prendre pour relancer la saga, Star Trek est un bon film qui aura avant tout le mérite de faire intéresser les gens à la franchise et dont le succès peut faire espérer une suite au cinéma mais surtout un renouveau du space opéra télévisuel.

*Accessoirement cela permis à certains artistes de développer une approche plus « osée » de certains personnages. Je vous recommande par exemple la lecture d‘Ultimates de Millar et Hitch.

23
avr

STAR TREK - Mode d’emploi

Bon alors le film d’Abrams vous a plu ? Oui ? Non ? Vous l’avez vu au moins ? Bon en fait ça n’a pas d’importance. Par contre cette sortie vous a donner envie de découvrir un peu plus cette univers. Parce que vous êtes une personne intelligente et vous vous dites que pour qu’une saga dure depuis plus de quarante ans c’est qu’il doit y avoir autre choses que des mecs en pyjama. Que si des personnalités du monde scientifique ou littéraire telles que Stephen Hawking ou Isaac Asimov vantaient les mérites de la série, que Martin Luther King demandait personnellement à Nichell Nichols de continuer son rôle dans la série pour tout ce qu’elle apportait à la communauté noire ou bien encore si des milliers de gens on affirmé être devenu médecin en regardant Mc Coy, c’est que la saga a sûrement quelque chose qui mérite qu’on s’y attarde.

Bref vous êtes un mec bien (ou une nana classe) et c’est là que les ennuis arrivent. Parce que bon c’est bien joli de vouloir vous y mettre mais par quoi commencer ? Entre les films et les séries, les différents équipages et les différentes époques on à vite fait de s’y perdre. Le but de cet article est donc de vous présenter le plus clairement possible les différentes œuvres audiovisuelles qui composent la saga.

Avant de commencer il est important de savoir deux choses :

  • Toutes les séries Star Trek existent en dvd en France et, cerise sur le gâteau, les éditions sont d’une très bonne qualité.
  • Si les séries Star Trek se déroulent dans un même univers et pour certaines à la même époque toutes racontent les aventures d’équipages différents. Malgré des personnages récurrents revenant dans plusieurs séries, malgré des évènements importants rappelés par la suite et malgré des épisodes faisant références à la série originale, toutes les séries Star Trek peuvent se regarder indépendamment les unes des autres et sans ordre particuliers. Il n’est donc pas nécessaire par exemple d’avoir vu la série classique ou les films pour apprécier Star Trek : The Next Generation. On gardera toutefois à l’esprit que la grande force d’une saga est bien sur l’univers qu’elle se construit au fil de ses séries qui récompense la fidélité du spectateur. L’apparition de Spock dans Star Trek : The Next Generation apporte ainsi un lot d’émotion énorme que seul celui qui à suivi la série classique peut ressentir.

Tout commence donc en 1966 avec la série Star Trek (le terme The Original Series ne viendra qu’avec les diffusions des autres séries). Cette série crée par Gene Roddenberry dépeint un futur idéaliste où l’humanité a fait la paix avec elle-même (plus de guerre, de racisme, de pauvreté etc etc) et décide d’explorer la galaxie afin d’assouvir sa soif de connaissance. Nous allons donc suivre les aventures de l’équipage de l’Enterprise dont la mission est de découvrir de nouvelles races, de nouvelles civilisations et d’aller là où l’homme n’a jamais été comme dis dans le générique. L’équipage est représentatif de l’idéal de tolérance pour un homme des années 60. Il est composé d’homme et de femme, de gens de couleurs, de nationalité et de races diverses (un écossais, un russe et un vulcain). Ce qui peux apparaître aujourd’hui comme un casting varié mais aussi politiquement correcte est pour l’époque une véritable audace dans un pays où la Guerre Froide, la lutte des noirs pour leur droits et la place de la femme étaient des sujets de sociétés brulants.

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Composé de 79 épisodes répartis sur trois saisons, Star Trek présente un univers vaste et une galerie de peuples variés tels que les Klingons considérés comme les «méchants » de la série. La série n’étant pas un feuilleton, les épisodes peuvent se regarder dans n’importe quel ordre bien que cela soit préférable afin d’apprécier les relations entre le trio Kirk/Mc Coy/Spock.

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La série fut stoppée à la fin de la troisième saison et durant les années 70 le culte pour la série grandit grâce aux multiples rediffusions. Une série animée fut lancée et un projet de nouvelle série fut à l’étude mais tout changea en 1977 avec le raz de marée Star Wars. Suite au succès des aventures de Luke Skywalker tout les studios lancèrent leurs projets de space opéra. Tandis que ABC lançait Battlestar Galactica, la Paramount décida de transformer le projet d’une nouvelle série Star Trek en film. C’est ainsi que sorti en 1979 Star Trek : The Motion Picture. Le film se déroule quelques années après la fin de la série et raconte la confrontation de l’équipage que nous connaissons face à une menace inconnue.

Star Trek II : La colère de Khan suivra en 1982 puis A la recherche de Spock, Retour sur Terre, L’ultime Frontière et Terre Inconnue et cela jusqu’en 1991. Tous ces films racontent les aventures de l’équipage du Capitaine Kirk et se suivent.

Pendant ce temps là à la télévision



Vingt et un an après les aventures télévisuelles de l’équipage du capitaine Kirk, une nouvelle série Star Trek débarqua sur le petit écran. Intitulée Star Trek : The Next Generation, cette série se déroule environ un siècle après Star Trek et raconte les aventures du capitaine Jean Luc Picard et de son équipage à bord de l’Enterprise D.

Proposant en grande majorité des histoires fermées, Star Trek : TNG doit se regarder dans l’ordre du fait de certains épisodes à suivre et de l’évolution des personnages. Pendant sept saisons la série va véritablement développer et agrandir l’univers de Star Trek en créant des dizaines de nouvelles races et en s’attardant sur la civilisation Klingons, en créant des méchants mythique tels que les Borgs, Lore ou l’entité Q ou bien encore en exploitant toutes les richesses scénaristiques qu’offrent des personnages tels que Data (un androïde en quête d’humanité) ou Worf (un Klingons élevé par les humains) ou des concepts tels que la non-ingérence dans l’évolution des autres peuples.

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Après la fin de la série en 1994, l’équipage de Star Trek : The Next Generation passera au cinéma avec Star Trek VII : Generation qui fait le lien entre l’équipage de Kirk et celui de Picard. Suivront ensuite Star Trek VIII : First Contact puis Insurrection et enfin Nemesis qui signera la fin de la franchise cinéma pendant un temps du fait de son échec publique et artistique.

Pendant ce temps là devant le petit écran




Lancé en 1993 Star Trek : Deep Space Nine est la première série qui ne fut pas crée par Roddenberry. Peut-être peut-on y trouver là les raisons qui font que DS9 est souvent considérée comme à part dans la saga Star Trek. Plus d’aventures à bord d’un vaisseau spatial voyageant dans l’espace profond mais un lieu unique (la station Deep Space Nine) où transitent des dizaines de races, plus d’épisodes fermés mais des arcs scénaristiques courant sur les sept saisons avec une multitude d’épisodes à suivre, plus de casting 100% militaires mais des personnages secondaires tels que Quarx le propriétaire du bar de la station, Odo le métamorphe ou bien encore Kira la bajorienne. Plus de relation tentés d’une certaine rigueur martiale mais de très fortes amitiés voire des histoires d’amour. Enfin il y a dans Deep Space Nine une volonté de confronter les idéaux pacifistes de la Fédération avec la réalité meurtrière de la guerre.

En développant des races découvertes dans The Next Generation (les Ferengis, les Bajoriens et les Cardassiens) et en basant la majorité de ses histoires sur les conséquences de la fin d’un conflit entre les Bajoriens et les Cardassiens et les difficultés pour la reconstruction de la planète Bajor, Star Trek : Deep Space Nine s’affirme clairement comme l’une des très rares séries à avoir traité de manière intelligente le conflit des Balkans.

Diffusé juste après la fin de Star Trek : The Next Generation, Star Trek : Voyager renoue avec un des thèmes centraux de la saga à savoir la quête de l’inconnue. A la différence que celle-ci est ici subie et non voulue. Poursuivant un vaisseau d’indépendantiste, le vaisseau Voyager se retrouve dans un vortex qui l’expédie à l’autre bout de la galaxie. Dirigé par le Capitaine Janeway, tout ce beau monde va être obligé de faire équipe pour survivre dans ces lieux inconnus. Le voyage de retour durant 75 ans au mieux.

Voyager se rapproche beaucoup de The Next Generation dans sa forme. Très peu feuilletonnesque (du moins jusqu’a la saison 4), les épisodes sont pour la pluparts fermés bien que les intrigues et l’évolution des personnages implique naturellement la vision des épisodes dans l’ordre.

Star Trek : Enterprise est à ce jour la dernière en date des séries Star Trek. Bien qu’elle soit la dernière produite, elle se situe chronologiquement avant Star Trek. En effet la série raconte les débuts de l’humanité dans sa conquête de l’espace grâce aux aventures de l’Enterprise NX-01 commandé par le capitaine Jonathan Archer environ 100 ans avant les aventures de l’équipage du capitaine Kirk.

Composé de quatre saisons, la série reçue un accueil très mitigé et fut très critiquée pour la pauvreté de ses histoires et son lot d’incohérences qu’elle apporta à la saga.

De 1987 à 2005, les séries Star Trek squattèrent le petit écran et développèrent l’univers initié en 1966 par la série mère avec plus ou moins de talents. Pendant ces 18 années des séries héritières de cette saga sont nées et on pu s’épanouir en arpentant de nouvelles voies. Le monde post 11/09 pour le remake Battlestar Galactica, le western pour Firefly, ou bien encore la fantasy tendance Seigneur des anneaux pour Babylon 5 et Donjons et Dragons pour Farscape. A l’heure où Star Trek est au point mort et où le dernier représentant en date du space opéra vient de conclure ça serait un juste retour des choses que le film d’Abrams soit le déclencheur d’une nouvelle vague.

14
avr

Kirk Begins ?

Star Trek de JJ Abrams sort le 6 mai est s’annonce pour être un des blockbuster de l’année. Dans un pays où le space opéra en général et Star Trek en particuliers n’ont jamais eu vraiment bonne presse du fait de la méconnaissance du genre et peut-être aussi de la culture même du pays, la sortie d’un film de ce type sera intéressante à suivre.

Je suis assez mitigé quand au film que je verrais comme tout le monde à sa sortie. S’il est vrai qu’après une dernière série médiocre (Star Trek Enterprise) et un dernier film absolument minable (Star Trek : Nemesis) la saga avait besoin de repartir sur de nouvelles bases je ne peux pas franchement dire que ce nouveau film m’enchante. L’idée d’un voyage dans le temps à une époque inconnue pour les spectateurs de la série permet d’offrir une histoire avec un nouveaux casting mais il y a dans ce qui nous est montré pour le moment une relecture via l’apprentissage du (des) héros qui me chagrine. Pour être clair Star Trek ressemble à un Kirk Begins. Ce n’est pas tant le procédé qui me désole que les derniers exemples en date qui l’ont utilisé. Batman et James Bond sont passés à cette moulinette et cela nous à donné ces horreurs que sont Batman Begins, Batman The Dark Knight et Quantum of Solace.

Bien sur l’angle d’attaque du film est un choix qui se respecte et c’est le résultat en lui-même qui est à juger. Si les deux Batman de Nolan sont mauvais ce n’est pas à cause du choix de montrer l’apprentissage de Wayne pour devenir Batman (bien que je pense qu’il s’agisse d’un choix hautement casse gueule est très peu intéressant comme point de départ) mais à cause de l’incapacité de son réalisateur à mettre le tout en image pour en faire un film intéressant. Le très faible nombre d’épisodes de Lost que j’ai pu voir, la chute qualitatif d’Alias, la médiocrité de Mission : Impossible 3 et les propos récemment entendu d’Abrams concernant la série adaptée ne m’incite pas franchement à croire en lui pour relancer Star Trek. Qualitativement parlant j’entends.

J’espère que je me trompe. J’espère que le film sera une bonne histoire qui saura proposer des belles choses tout en respectant l’univers de Gene Roddenberry. J’espère surtout que quelque soit les qualités ou les défauts du film celui-ci sera un succès et qu’il pourra permettre la mise en chantier de films et de séries de space opéra, un genre grandiose dont les représentants à l’heure actuelle sont très peu nombreux.

En attendant si le film vous plait ou que vous désirez vous plongez dans l’univers de Star Trek mais que vous ne vous vous y retrouvez pas dans les nombreuses séries et film, je vous invite au prochain article où on vous fera une petite présentation des différents avatars de la saga.

09
avr

Flash : Il serait temps qu’on la considère en tant que tel

Top ! Je suis une série crée, écrit, réalisé et interprétée par un autodidacte nourri  à Star Wars, Warhammer et Indiana Jones. Je suis composé de 450 épisodes répartie sur cinq, bientôt six, saisons. Je suis le 6ème programme le plus rentable des quatre principale chaine française et le premier programme qui rapporte le plus de revenu publicitaire à ma chaine de diffusion.Je réunis lors de ma diffusion une moyenne de cinq millions de téléspectateurs et leur raconte une histoire fantastique où je revisite le mythe Arthurien en ancrant mon style dans un langage moderne hérité d’Audiard et de Gosciny. J’aborde des thèmes universels comme l’amour, la fraternité, l’amitié, la foi et questionne sur l’art, la religion, la vie de couple, l’avancée sociale via des histoires humoristique et dramatique. Prenant mon sujet à bras le corps je n’hésite pas à exploiter toute la richesse que le passage d’une époque à une autre (et notamment de l’arrivée du christianisme) peut offrir en matière de dramaturgie. Je parsème au sein de mes histoires des multiples références  à La guerre des étoiles, à Aristote, à Stargate, aux jeux vidéos, au frères Coen, à Michael Mann, à Rambo 3, aux Skavens, à X-files et bien d’autre chose encore. J’ai évolué au fur et à mesure de mes saisons au niveau de ma réalisations et offre aujourd’hui des épisodes d’une qualité visuel rare pour un show de ma catégorie. Enfin pour finir je suis une série française. Je suis, je suis……

Vu, génial, compte rendu bientot


09
avr

James Bond par Mechagodzilla / 1964 - 1967 : Le roi du monde

En 1964, Broccoli et Saltzmann sont des producteurs heureux. « Docteur No » et « Bon baisers de Russie » on été de francs succès qui laissent espérer un avenir radieux pour les prochaines adaptions de Fleming.

Seulement, en producteurs avisés, Broccoli et Saltzman savent également que le public se lasse aussi vite qu’il se passionne, et qu’il va falloir à chaque fois devancer ses attentes. Il est temps pour Bond de quitter les rivages de la série B (qu’il laissera à une foule d’imitateurs plus ou moins inspirés) pour s’élancer à l’assaut du divertissement haut de gamme, quitte à faire certaines concessions.

Le pré-générique de Goldfinger donne d’emblée le ton : camouflé dans le plan d’ouverture en canard (!), Bond porte un costard impeccable sous sa tenue d’homme grenouille (!!), et fait ensuite sauter le repère d’un trafiquant de bananes parfumée à l’héroïne (!!!). Exit donc les thrillers d’espionnage, et adieu au fonctionnaire du MI-5. Les prochaines aventures de Bond seront caractérisées par une recherche presque frénétique de l’efficacité instantanée au détriment de l’atmosphère et de la vraisemblance.

Commencé par Terence Young et finalement mis en boite par Guy Hamilton (pour d’obscure raisons de signature de contrat), Goldfinger marque le début de cette course effrénée à la surenchère à tous les niveaux qui atteindra (une première fois) son apogée avec le délirant «On ne vit que deux fois» en 1967.

Le message est désormais clair : « vous êtes venus pour en prendre plein la vue, on va vous en mettre plein la vue ». Et Goldfinger tient admirablement ses promesses ; du superbe plan d’ouverture (après un générique devenu légendaire) jusqu’au plan de fin, c’est du jamais vu pour le spectateur de l’époque. Chaque situation est explosive, chaque perso inoubliable :

- ainsi Auric Goldfinger, loin d’être un simple escroc international, devient un génie du mal ne vivant que pour et par l’or (et servi par l’interprétation énorme de Gerd Froebbe)

- De même son exécuteur des basses oeuvres, Oddjob, tient plus de la machine à tuer que du simple tueur à gage

- quand il s’agira de menacer de couper Bond en deux, la sempiternelle scie circulaire sera avantageusement remplacée par un rayon laser (encore jamais vu au cinéma à l’époque)

La mallette de « bon baisers… » ayant tapé dans l’oeil des spectateurs, les gadgets ont une place plus importante. Les fans purs et durs regretteront souvent cette tendance, sans remarquer toutefois que le gadget, chez Bond, ne sert qu’à faire de façon plus élégante un truc que 007 aurait pu faire avec les moyens du bord. Le briquet/traceur que Bond utilise pour filer la Rolls de Goldfinger ne sert qu’à apporter un sang neuf à la traditionnelle scène de filature et les mitrailleuses et le siège éjectable de l’Aston Martin n’empêcherons pas Bond d’être capturé par les hommes de Goldfinger. De toute façon, Bond méprise les gadgets (chaque scène avec Q est une occasion de le rappeler) et passe son temps à les détruire.

On peut regretter le Bond de « Bons baisers de Russie », mais il n’empêche que « Goldfinger » marche admirablement bien et dépasse encore aujourd’hui de la tête et des épaules pas mal de films contemporains. La qualité de son découpage (encore Peter Hunt) et de son interprétation ainsi que le soin apporté à la production (les décors de Ken Adam en jettent) font que les quelques incohérences qui parsèment pourtant le film (pourquoi Goldfinger passe-t-il autant de temps à présenter son plan aux maffiosi pour les gazer dans la scène suivante ? a quoi sert Tilly Masterson ?) passent inaperçues et ne gâchent en rien le plaisir du spectateur.

Seul regret : le Bond des deux premiers films n’a plus sa place dans ce contexte, et Goldfinger, s’il donne encore l’occasion à Connery de se distinguer dans de bonnes scènes de tension pure (la scène du laser, le final…), marque néanmoins le début de la lente évolution de l’espion au permis de tuer vers le gentleman surdoué distributeur de bons mots et de sourires en coin.

Le public lui, en tout cas, s’en fiche, et fait un triomphe mondial à Goldfinger. Le film reste encore aujourd’hui un des plus gros (si ce n’est le plus gros) succès de la franchise et engendrera à partir de 1964 une vague d’espionnite qui balaiera tout l’occident ; tout le monde va y aller de son espion : la série B italienne (avec quelques franches réussites signées Solima, Freda ou grieco), la télévision (« les espions », « man from the UNCLE » etc…), la bande dessinée (« Nick Fury agent of shield »). L’espionnage est à la mode pour un bon bout de temps, et pour Broccoli et Saltzman, il faut battre le fer tant qu’il est chaud.

Immédiatement mis en chantier après Goldfinger (avec Terence Young de retour pour la dernière fois aux commandes), et sorti en 1965 « Opération Tonnerre » (Thunderball) ne déroge pas la règle établie par son prédécesseur : on reprend les mêmes (acteurs et techniciens) et on en rajoute ; encore plus d’action, de dépaysement, de violence… et moins de vraisemblance. L’évolution du budget sera également la même : Thunderball coûtera autant que les trois premiers Bond réunis.

C‘est peut être cette absence de limite (a la fois dans le budget et dans cette volonté d’en mettre plein la vue) qui explique la relative déception causée par le film qui, de plus, souffrira indéniablement de l’absence de Peter Hunt au montage ; « Opération Tonnerre » est un film long, trop long, alignant les péripéties avec la régularité d’un métronome.

Les enjeux restent encore palpitants (le détournement nucléaire), certaines scènes sont vraiment réussies (les bastons chorégraphiées par Bob Simmons, la poursuite pendant la parade, la mort de Fiona Volpe…), les gadgets sont comme d’habitude aussi sympa que fondamentalement inutiles, le méchant interprété par Adolfo Celli ressemble à Raffarin et pourtant, arrivé au dernier tiers du métrage, on a envie que ça finisse, malgré l’énorme baston aquatique finale généreuse en morts violentes.
« Opération Tonnerre » ressemble à un de ces plats dans lesquels on met en grande quantité tout ce qu’on aime… jusqu’à l’indigestion. Hyper ambitieux dans le domaine de l’action, le film n’ose cependant pas s’affranchir totalement de ses bases de thriller d’espionnage et parsème son intrigue de scènes d’expositions et de dialogues qu’il aurait été facile de couper.

Les choses s’arrangent heureusement avec le film suivant : « On ne vit que deux fois », qui, malgré un scénario complètement délirant, reste bien mieux construit que son prédécesseur.

Conscient du faible potentiel spectaculaire du roman de Fleming (en résumé : Après le meurtre de sa femme, Bond traverse une dépression puis part au Japon se venger de Blofeld), Broccoli et Saltzman (et le scénariste Road Dahl) n’en gardent que le lieux et le méchant (encore une fois le SPECTRE), virent tout ce qui ne convient plus (à la trappe la dépression de Bond, son apprentissage des poèmes Haïku avec Tiger Tanaka et le jardin de mort de Blofeld rempli de plantes mortelles) pour livrer un spectacle convenant plus à l’esprit pop et débridé (sans mauvais jeu de mots) des années 60.

Encore plus terrifiant que le chantage nucléaire de « Opération tonnerre », le péril à éviter est cette fois la troisième guerre mondiale, orchestrée (comme toujours) par le SPECTRE qui organise depuis le Japon le rapt de capsules spatiales américaines et soviétiques au moyen d’un vaisseau « croque-fusée ».

Il suffit de comparer « On ne vit que deux fois » à « Bons baisers de Russie » pour mesurer le chemin parcouru en 5 ans et 3 films. Le scénario ne se donne même plus la peine de maquiller ses invraisemblances et semble même s’en amuser. Le sommet du délire est atteint avec l’extravagant décors de la base secrète de Blofeld, peut-être le chef-d’oeuvre de Ken Adam, qui coûtera à lui seul autant que « James Bond contre Dr No ».

Le film passe pourtant très bien l’épreuve du temps et des visions multiples (bien mieux en tout cas que « Opération Tonnerre »), le mérite en revenant à un bien meilleur découpage (Peter Hunt revient au montage contre la promesse de réaliser le prochain Bond) et à une réalisation plus alerte du vétéran Lewis Gilbert. Conscient du tournant définitivement outrancier voire auto-parodique qu’a pris la série, Gilbert arrive toutefois à ménager quelques beaux moments de mise en scène (le plan en hélico, lors de la fuite de Bond sur les toits, le massacre final dans le volcan du SPECTRE), voire même à insuffler une tonalité très « polars japonais » au détour de certaines scènes (les déambulations nocturnes de Bond, toute la séquence suivant le meurtre de Henderson et la baston qui suit).

Bien qu’ayant l’air de moins en moins concerné par son rôle, Connery donne encore une interprétation convaincante de l’espion au permis de tuer. Il sait cependant que ce Bond sera son dernier ; entre deux films, il aura réussi à prouver qu’il était capable de jouer autre chose (« Pas de printemps pour Marnie », le grand film malade de Hitchcock, « La colline des hommes perdus » de Sidney Lumet) et en profitera pour négocier une réduction du nombre de Bond qu’il était contractuellement tenu de tourner.

Avec « On ne vit que deux fois » prend fin ce qui restera certainement la meilleure période de la série, celle où chaque film représentait du jamais vu à l’écran en matière de cinéma d’action et où Bond était l’exemple à suivre pour une foule de copieurs.

De la copie à la parodie il n’y a cependant qu’un pas, et Bond ne tardera pas à se faire gentiment railler dans certaines parodies plus ou moins réussies (« James Tont 007 ½ » avec Lando Buzzanca, « Opération Frère Cadet », avec Neil « le frère de » Connery) et Derek Flint (le fringuant James Coburn) le virera même d’une scène à grand coup de pied dans le cul tandis qu’une autre jettera avec mépris un livre des « aventures de 008 » en soulignant la débilité profonde de la chose dans « Notre homme Flint » de Daniel Mann. Le coup de grâce sera la sortie également en 1967 de l’énorme « Casino royale », vaste entreprise de démolition foutraque et délirante de l’univers Bond (j’y reviendrai).

Avec le départ de Connery, Broccoli et Saltzmann se trouvent confrontés à un double enjeu : trouver un remplaçant à un l’acteur qui sera pour toujours identifié à Bond (« Sean Connery is James Bond ») et introduire un sang neuf dans un concept qui a atteint ses limites.

09
avr

James Bond par Mechagodzilla / 1962 – 1963 : Une nouvelle race de héros

Qu’on aime ou non, il faut bien reconnaître que James Bond représente un cas unique de longévité dans l’histoire du cinéma. Le 21ème Bond est actuellement en cours de tournage et, même si on nous promet à cette occasion une énième relecture du personnage, les règles qui président à sa réalisation sont vieilles de 40 ans. (NDLord : le texte fut écrit en Mai 2006)

C’est dire la pertinence des décisions prises à l’époque par Albert « cubby » Broccoli et Harry Saltzman, deux petits producteurs d’abord concurrents dans la course à l’adaptation des romans de Fleming, mais ayant finalement décidé d’unir leurs forces dans une entreprise commune. Le James Bond cinématographique restera avant tout leur enfant.

La raison d’une telle longévité est assez simple :

- il n’y a pas 1 James Bond, mais plusieurs (et cette multiplicité n’est pas uniquement due à la variété des interprètes qui lui ont prêté leurs traits).

- James Bond n’est plus seulement un personnage, mais un véritable univers filmique, avec ses lois gravées dans le marbre et les autres, plus contournables.

James Bond sera ainsi, à travers ses 20 aventures, le reflet du talent et parfois des errements de ses créateurs (producteurs, acteurs, techniciens, scénaristes…) mais aussi le reflet de chacune des époques qu’il traversera.

Il fut cependant un temps où l’espion au permis de tuer ne se contentait pas de suivre son époque mais générait à lui seul de nouvelles tendances; les premières aventures de Bond étaient le résultat d’un véritable bouillonnement créatif, bouillonnement facilité par des producteurs eux aussi inspirés. Jusqu’à la fin des années 60, chaque film apportera quelque chose de nouveau au genre.

1962 : Doctor NO - James Bond contre Docteur No (Terence Young).
1963 : From Russia with love - Bons baisers de Russie (Terence Young)

S’il n’est pas le meilleur film de la série, « Docteur No » mérite néanmoins mieux que la condescendance qu’affichent la plupart des critiques à son égard. «Distrayant mais bancal», « pas génial mais a le mérite d’être le premier », « sauvé par Connery » sont les commentaires qui reviennent le plus souvent à son propos.

C’est oublier à quel point le film fut novateur en son temps. Pas tant dans sa mise en scène (Terence Young reste au mieux un honnête artisan), mais plutôt dans cette volonté, affichée presque comme une profession de foi, de dépeindre les aventures d’un véritable tueur, à priori pas plus sympathique que les gens qu’il pourchasse, dans un univers de violence et de paranoïa.

En 1962, peu de réalisateurs s’étaient aventurés aussi loin sur ce terrain (du moins dans le domaine du film d’action). Le héros type du film d’aventure reste à l’époque le faux coupable cher à Hitchcock, le cow-boy, le baroudeur bourru mais sympa, autant de clichés que « Docteur No » fera voler en éclat. Seul Robert Aldrich aura osé proposer en guise de « héros » un personnage de détective résolument antipathique et violent dans le mythique « Kiss me deadly » (1955).

Dès lors, on ne peut que se féliciter de ce que les tentatives d’Albert Broccoli et Harry Saltzman pour accoler une vedette au personnage de Bond aient échoué (Cary Grant s’était déclaré intéressé, mais pour un seul film). Un budget limité et l’absence de vedette devant et derrière la caméra ont généralement pour avantage de laisser les coudées franches aux gens désireux de sortir des sentiers battus et Docteur No en est la preuve parfaite.

Après un générique pop-art avant l’heure signé Maurice Binder, le film débute par deux scènes de meurtre (ceux de Strangways et sa secrétaire) aussi graphiques que violentes. Un montage hyper cut, allié à un sens évident du cadrage, en fait encore aujourd’hui de grands moments de violence froide. De même, la façon quasi-documentaire dont est ensuite décrite la mise en branle de la machinerie du contre-espionnage, débouchant finalement sur le visage de Sean Connery la clope au bec prononçant pour la première fois le mythique « Bond… James Bond », concourre à priver le spectateur des repères auxquels il était habitué jusqu’à présent. Sans compter le fait que Connery, qui maîtrise encore mal son personnage, en donne une interprétation plutôt bourrue.

Le Bond de « Docteur No » est encore un simple exécutant (au sens propre comme au figuré) dans un jeu de stratégie aux enjeux bien obscurs et qui le dépassent certainement. Très apprécié pour son efficacité (ses sorties au casino et son appartement plutôt cossu laissent supposer que ses services sont très bien rémunérés) mais suscitant parfois l’agacement de sa hiérarchie, Bond n’est pas encore le sauveur de l’humanité qu’il sera à la fin des années 60, mais un fonctionnaire au statut particulier (la fameuse licence 00) qu’il convient d’activer quand besoin est, assez proche en ça du personnage imaginé par Fleming.

Pendant la première moitié du film, le scénario du brillant Richard Maibaum plongera ainsi le pauvre spectateur dans l’univers glauque mais captivant de l’espionnage des années 60, où chaque interlocuteur est une menace tant qu’il n’a pas montré patte blanche, où des êtres humains relégués au rang de pions préfèrent se suicider ou se laisser casser un bras plutôt que de tomber au mains de l’ennemi, et où le héros (que rien ne différencie jusqu’à présent des gens qu’il pourchasse si ce n’est qu’il est mieux habillé) n’aura aucun scrupule à balancer une « concurrente » aux flics après l’avoir sautée, juste avant de vider son chargeur sur un autre espion désarmé quand ce dernier lui sera devenu inutile. Pour la morale de tout ça, passez votre chemin.

« Docteur No » ne va malheureusement pas au bout de son propos, et à partir du moment où Bond met le pied sur l’île de Crab Key, le film prend un ton nettement plus sérialesque (ton hérité du roman de Fleming, qui voit même 007 se battre avec une pieuvre géante), avec son (faux) dragon, sa poursuite dans la jungle, sa base sous-marine et son savant fou projetant la fin du monde. De même, tout en restant un tueur, le personnage de Bond s’adoucit un peu en devenant le protecteur de Honey Rider (Ursula Andress qui ne sert à rien dans l’histoire, si ce n’est à se reposer les yeux), et d’une façon plus générale, en passant du statut de chasseur (très bien habillé) à celui de proie (beaucoup moins bien habillée).

L’intrigue n’est certes pas originale (un critique mal embouché fera remarquer que Bond passe la première partie du film à essayer de rentrer dans la base du méchant, et la deuxième à essayer à en sortir), mais « Docteur No », tout en respectant encore une certaine cohérence, enchaîne les péripéties à un rythme soutenu ; même aujourd’hui, plus de 40 ans après sa sortie, il reste étonnement regardable (ce que ne peuvent pas prétendre tous les films de la série) malgré un climax un peu expédié (la faute au scénario ou à un budget limité ?). Le pauvre Docteur No méritait mieux que cette mort par noyade assez anonyme que lui inflige Bond, mais Maibaum se rattrapera par la suite.

Le succès du film, notamment en Europe, confirmera à Broccoli et Saltzman que leurs choix étaient les bons. Et c’est pratiquement la même équipe qui entamera le tournage de l’épisode suivant, avec comme objectif de montrer que le succès de « Docteur No » n’était pas dû à la chance.

En producteurs avisés et consciencieux, Broccoli et Saltzman savent que la première chose à éviter, après un gros succès, est de s’endormir sur leurs lauriers. Le Bond suivant devra proposer tout ce qui a fait le succès du précédent, en mieux, et en évitant si possible ses quelques imperfections.

C’est très certainement cette volonté qui les pousse, pour la deuxième apparition de Bond à l’écran, à adapter pour un budget deux fois plus élevé que le précédent (2 millions de dollars), ce qui reste très certainement un des meilleurs romans écrits par Ian Fleming.

« Bons baisers de Russie - le roman », est en effet un thriller solide et mouvementé, dont l’attrait principal réside dans la confrontation entre Bond et son « double maléfique », Red Grant, le tout sur fond de chasse au MacGuffin en pleine guerre froide à Istanbul. Fleming excelle à dépeindre des personnages bien barrés, tels Rosa Kleb, impitoyable chef du contre-espionnage soviétique aux moeurs déviantes et d’une laideur repoussante ou Red Grant, tueur psychopathe aux tendances sadiques.

En bon scénariste, Richard Maibaum sait reconnaître et respecter la qualité du matériau de base. Le scénario qu’il développera restera très fidèle au roman original dont il reprendra la construction presque intégralement, sa principale contribution restant la substitution du SPECTRE en lieu et place des services secrets russes, dans le rôle des méchants de service.

Les films de Bond ne donneront en effet jamais dans l’anti-communisme primaire, au contraire des romans qui s’y vautreront allègrement jusqu’au début des années 60. Le SMERSH, le terrible (et bien réel) service soviétique dédié à la mort des espions et cher à Fleming, ne sera ainsi cité qu’une seule fois à l’écran (« Tuer n’est pas jouer » 1987) et, détente oblige, le Bond cinématographique, s’il entre parfois en concurrence avec « ceux d’en face », ne sera jamais directement confronté à un ennemi agissant sur ordre direct de Moscou.

Quoiqu’il en soit, la quasi totalité de l’équipe de « Docteur No » rempile pour sa suite directe : Terence Young derrière la caméra, Peter Hunt au montage, John Barry à la musique, Maurice Binder au générique, Bob Simons aux cascades, Sean Connery, Lois Maxwell, Bernard Lee devant la caméra. La belle plante de service aura les traits de l’ex miss-Rome Daniella Bianchi. Le major Boothroyd, armurier des services secrets dans Docteur NO, devient Q, responsable des équipements « spéciaux » (les gadgets, quoi…) sous les traits de Desmond Llewelyn.

Pas question cette fois de laisser le film dévier en milieu de parcours ; du début à la fin, Bond évoluera au coeur d’une intrigue presque crédible, dans un des rares films de la série qui puisse se targuer d’être un authentique thriller d’espionnage ; l’accent est avant tout mis sur l’atmosphère, quitte à reléguer les scènes d’action pures dans la deuxième partie du film. BBDR n’est cependant jamais ennuyeux (bien au contraire) grâce à la rigueur d’un scénario où chaque scène fait avancer l’intrigue et où certains moments, même dénués d’action, restent savoureux (mention spéciale à la scène du périscope sous l’ambassade russe).

De plus, Connery tient bien mieux son personnage que dans le premier film. Bien plus à l’aise, il donne peut être là sa meilleure interprétation de l’espion au permis de tuer, notamment dans toutes les scènes qu’il partage avec le regretté Pedro Armendariz (« finalement, il n’y a que le Lektor qui vous intéresse, la fille ne compte pas… », « oui, enfin… »). Bond est encore un être humain et non la machine à distribuer les pains et les bons mots que Connery finira par quitter, lassé, en 1967 ; il commet encore des erreurs de jugement (le cadavre de sa filature soviétique, dans l’église, ne l’alerte pas, pas plus que les circonstances de la mort de Kerim Bay), se laisse parfois piéger (par Red Grant, dans l’orient express, ou Kleb, à Venise) et doit plus sa survie à la chance ou ses capacités physiques qu’à son intelligence supérieure. Tout ceci fait que le spectateur marche à fond dans l’intrigue.

Autre point sur lequel BBDR fait école : le traitement de la violence. Le film est encore aujourd’hui une référence dans le domaine, grâce à la monstrueuse baston opposant Bond à Grant dans l’orient express. Première bagarre à avoir fait l’objet d’une chorégraphie élaborée (Bob Simons en signera encore d’autres du même tonneau pour la série), dynamisée par le montage de Peter Hunt (cuts, accélérés, tout y passe), somptueusement photographiée, cette scène est encore aujourd’hui un des sommets de la série et était encore censurée lors des passages télé du film aux USA il y a quelques années. Cerise sur le gâteau, ni Sean Connery ni Robert Shaw ne sont doublés, ce qui rend la scène encore plus crédible et viscérale.

Considéré comme le meilleur des Bond par certains, « Bons baisers de Russie » reste un film important à plus d’un titre.

Il voit la mise en place définitive de tout ce qui sera la marque de fabrique de la série : l’intro avec le Bond dans le viseur, le pré générique, les génériques de Maurice Binder, le traditionnel « James Bond will return » à la fin, la chanson titre (sur le générique de fin, pour cette fois)…

Il marque aussi (déjà) la fin d’une première période. Le Bond original, proche des romans, dirons-nous, disparaît en 1963. Le fonctionnaire efficace mais encore obscur des services secrets anglais va peu à peu s’effacer au profit de la superstar de l’espionnage, plus en accord avec les aventures de plus en plus extravagantes qui l’attendent, mais aussi moins humain.

Fin du premier chapitre, mais James Bond reviendra dans un prochain décryptage.

Mechagodzilla

09
avr

James Bond : Introduction

Suite à l’énorme déception qu’est Quantum of Solace est les diverses discussions que j’ai pu avoir sur le forum de Mad Movies abordant notamment la modernité du dernier opus ou bien encore son coté vengeur et sadique, je me suis dis qu’il était peut-être bon de rafraichir la mémoire quand aux anciens épisodes bien plus moderne et passionnant que l’on ne le croit. Pour ce faire j’ai demander à mon compère Mechagodzilla l’autorisation de reproduire ici une série de texte qu’il avait consacré à l’un de ses héros fétiches. Je lui laisse donc la parole.


Bon ben voilà… vous avez sous les yeux le premier chapitre du décryptage que je me propose de faire de la série des James Bond (encore que le terme « décryptage » me semble un peu exagéré pour un Bond).

Plutôt que de compiler les fiches techniques et les anecdotes plus ou moins connues (pour ça, je vous invite à faire un tour sur IMdB, c’est une mine d’informations), j’ai essayé de replacer les films dans leur contexte, et de m’interroger sur les raisons d’un succès qui ne se dément pas depuis plus de 40 ans.

De même, plutôt que de consacrer chaque décryptage à un seul film, j’ai également préféré en regrouper certains, dans la mesure où ceux-ci semblent participer à une même tendance, ou refléter le même état d’esprit. J’ai bien conscience que ce regroupement, s’il reste chronologique, est loin d’être objectif, et qu’il en fera sûrement tiquer quelques-uns. Mais encore une fois, l’idée n’est pas d’expliquer pourquoi je préfère tel film à tel autre (quoique…) mais de voir en quoi le film en question participe d’une même dynamique, ou d’une même déchéance…

Bonne lecture en tout cas, j’attends vos commentaires et suggestions avec impatience.

Mechagodzilla

09
avr

Les Films Catastrophes - Ce soir : The Core

Genre o combien populaire jouant sur le plaisir sadique que nous avons à voir nos semblables s’en prendre plein la tronche, le film catastrophe traverse le temps pour s’adapter aux dernières modes tout en restant figé dans un schéma narratif qui désespère beaucoup et font la joie des admirateurs de nanars.

[www.Storyofmylife.fr]Ma rencontre avec ce type de film s’est fait grâce à FR3 et sa case ciné. Enfin je sais bien que j’ai vu d’autre film sur d’autre chaine mais que voulez vous, pour moi la chaine qui diffusa cette grandiose émission que fut La dernière séance restera jamais affilié aux films catastrophe suite à la vision d’un homme tombant sur une énorme table de jeux dans un paquebot retourné ou de touriste tombant dans une rivière de lave.[/www.Storyofmylife.com]

C’est ça les films catastrophe 2h30 de niaiserie pour quelques moments d’images chocs, de destructions et de morts horribles. Alors c’est sur que pour se donner bonne conscience il faut parler de ces couples qui résolvent leurs problèmes a bord d’un avion qui s’écrase mais franchement personne n’est dupe.

Fan des immeubles en feu, des astéroïdes qui se crachent, des volcans qui éclatent en plein L.A (franchement la meilleure idée du siècle), des monstres qui attaquent la villes etc etc viendez ici. Il y a boire et la musique et bonne.

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Bon c’est pas tout ça mais je vais vous parler du film qui m’a poussé à écrire ce petit sujet vu que j’ai trouvé nulle part trace de ce petit bijou. D’un autré coté je comprend pourquoi hein.

Alors je vais pas vous parler des classiques où Steeve Mc Queen ou Sylverter Stalonne sauve les gens. Nonnnn je vais vous parler de ça :

Quoi me dites pas que vous vous en souvenez pas ? Ca date d’a peine 5 ans………Bon ok

Alors plutot que d’aller chercher un problème dans l’espace, voila que nos petit gars d’Hollywood décide que cette fois la catastrophe qui emmerdera tous le monde (enfin plus les USA hein, et les italiens aussi allez savoir pourquoi) se trouvera au centre de la Terre.

Par on ne sait quel miracle voila que le noyeau terrestre à arrêter de tourner provoquant donc la disparition du champs electromagnétique qui nous rendra vulnérable au vents solaire et tout les problèmes qui en découle. Ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas Aaron Eckhart  explique très bien ça avec une pêche.

Bon moi en tout bon geek de base je me disais que les vents solaires c’est cool ca donnera les pouvoirs à tous le monde comme pour les Fantastic mais apparemment ça va plutôt augmenter notre capital bronzage de façon terrible.

Donc Aaron Eckhart est le scientifique/héros qui découvre le problème à cause des piafs qui s’éclatent la gueule sur tout ce qui trouve suite à la vision de The Dark Knight à la disparition du champs magnétique. Après avoir convaincu les autorités du problèmes il se retrouve en moins de 20 minutes chef d’un projet ultra secret pour sauver le monde. Chez Bay il faut que le monde entier sache que Willis face botter le cul de ce fuckin astéroïde. Jon Amiel, le réalisateur de The Core, est plus modeste. C’est un bon gars simple et honnête bien de chez nous dans le Kansas (et là je met rend compte que ma vanne pourri à la base est encore plus naze par le fait qu’Amiel est anglais).

Bref avec Amiel on fait tous cela dans le secret, il faut que personne ne sache que si Rome vient de se faire cramer la gueule par un orage electromagnétique c’est à cause des USA et de leur connerie d’engin qu’on à crée pour niquer ces salauds de coco. Pour cela on va recruter le plus grand hacker du monde pour pirater tous les systèmes informatiques du monde et effacer toute trace d’information sur ce qu’il se passe sur le pont de San Franscico (c’est à cause de Magnéto et hop voila). Donc notre hacker (interprêter par un sosie de Maguire avec un pif énorme) va utilisé son génie pour créer un virus minable et hop le tour est joué.

Mais si ca marche, c’est un génie je vous dis. Un putain de pirate qui renvoi chez sa mère le petit Justin Long et sa figurine Spawn. La preuve que c’est le plus grand des pirates, il joue à Pong et ils fout ces dvd au micro onde quand la police débarque pour l’arrêter (et je vous parle pas du moment où il met le forfait international sur le portable d’Eckhart en faisant de la musique avec un papier de chewing-gum).

Enfin bref on à le hackers mais ils nous manquent les autres. On à donc les scientifique avec le héros (Aaron bouhouhou-je-suis-two-face-je-suis-un-méchant Eckhart), son pote (Tchéky Hi I’m French Karyo), le scientifique méchant mais pas trop, le concepteur ermite du vaisseaux et les deux pilotes (le sage et la rookie).

Ben oui parce que tout ce beau monde va se retrouver à bord d’un vaisseau taupe construit en moins de trois mois. un vaisseau qui peut traverser la croute terrestre grâce à ses lasers et accessoirement parlé aux baleines.

Bien sur pendant ce voyage au centre de la Terre, certains vont mourir juste après nous avoir parlé de leurs gamins, d’autres vont trahir avant de se sacrifier pour la bonne cause et d’autre vont apprendre que halala c’est dur la vie.

Bon j’ai l’air de me moquer mais j’ai bien aimé ce film mine de rien, c’est rempli de truc débile qui passe bien, c’est bourré de cliché ca n’évite quasiment aucun code du film catastrophe et surtout c’est assez touchant dans sa manière de vouloir montrer une destruction à l’échelle de la planète avec le budget de mon court métrage (que je n’ai jamais fait c’est vous dire le peu de moyen du film). Les catastrophes et les morts se limitent à deux ou trois trucs spectaculaires mais pas trop et à beaucoup de CGI de lave et de terre creusé.

Allez la prochaine fois je vous parle du Jour de la fin du monde avec la meilleure réplique du cinéma.

Bonsoir

09
avr

Babylon 5 - Guide de visionnage

Une des questions qui revient fréquemment sur les sujets de forums consacrés à Babylon 5 ou bien lors de discussion entre amis est de savoir par quoi commencer quand on désire découvrir la série. Babylon 5 comprend cinq saisons à laquelle s’ajoutent plusieurs téléfilms et le spin-off Crusade. Si pour un fan tout cela est simple, il faut bien reconnaitre que pour un néophyte tout cela est flou. L’ordre de visionnage que je vais vous donner est l’ordre de production. Bien que celui-ci soit différent de l’ordre chronologique de l’histoire je le recommande afin de savourer pleinement la série et d’en apprécier ses qualités narratives.


- First Contact Vorlon (Premier contact Vorlon) ou The Gathering (L’assemblée). Le pilote de la série existe en deux versions. La version originale et une version remaniée dont les effets spéciaux, la musique et certaines scènes furent rendues plus cohérentes avec le reste de la série.

- Signs and Portents (Symboles et Présages) : Saison 1 de la série

- The coming of Shadows (La venue des Ombres) : Saison 2 de la série

- Point of no return (Point de Non-retour) : Saison 3 de la série

- No Surrender, No retreat (Ni reddition, Ni retraite) : Saison 4 de la série

- Thirdspace (La Cinquième Dimension) : Cette histoire se situe approximativement au milieu de la saison 4.

- In the Begining (Au Commencement) : Ce téléfilm est une préquelle. Son histoire se déroule dix ans avant le début de la série et raconte les évènements qui ont conduit à la création de Babylon 5

- Wheels of Fire (La Spirale Infernale) : Saison 5 de la série

Les autres histoires produites à la suite de la fin de la série ne se déroulent pas, chronologiquement, après celle-ci compte tenu de la teneur du dernier épisode. Ces histoires ne sont pas, de plus, indispensables. Néanmoins si vous désirez continuer l’aventure dans l’univers de Babylon 5, il est préférable de les regarder après la vision de la cinquième saison. Car certaines tiennent plus lieu de l’anthologie et d’autres sont, hélas, des essais infructueux de lancer de nouvelles séries.

- River of Souls (La Rivières des âmes) : Ce téléfilm met en avant des personnages secondaires de la série

- A Call to Arms (L’appel aux Armes) : Bien que considéré comme un téléfilm de Babylon 5, il peut aussi se voir comme le pilote de la série Crusade.

- Crusade (2267, L’ultime Croisade) : Spin-off de Babylon 5, elle raconte la quête du vaisseau Excalibur suite aux évènements racontés dans le téléfilm A Call to Arms. Pensée elle aussi pour durer cinq saisons, la série fut malheureusement annulée au bout de treize épisodes.

- The Legend of the Rangers - To live and die in Starlight (La légende des Rangers) : Ce téléfilm devait faire office de test afin de lancer une nouvelle série consacrée aux Rangers mais les mauvais scores d’audience du téléfilm n’ont pas permis sa création.

- The Lost Tales - Voices in the Dark (pas de titre français à ce jour) : Ce DTV est, on l’espère, le premier d’une anthologie destinée à sortir directement en dvd et racontant différentes aventures consacrées aux personnages de l’univers de Babylon 5.


Concernant les dvd

- Les cinq saisons de Babylon 5 et la série Crusade sont disponibles dans des coffrets intégraux. De manière générale je vous conseille d’acquérir les zones 1 ceux-ci disposent des sous-titres français, sont bien moins chères et sont présentés dans un coffret digipack bien plus solide que les boites en cartons des zones 2 français

- Si vous préférez acquérir les zones 2, préférez alors les zones 2 Belges ou suisses, là encore moins cher et mieux présentés.

- Le pilote de la série n’est pas inclue dans le coffret de la saison 1 (que ce soit zone 1 ou 2). Il est par contre disponible dans sa version originale en dvd zone 2.

- La version remasterisée du pilote est disponible en zone 1 dans un coffret regroupant également les téléfilms Thirdspace, In the Begining, River of Souls et A Call to Arms. Tous les téléfilms disposent de sous titres français.

- Le téléfilm Legend of the Rangers est disponible en zone 1 (avec VOSTFR) et en zone 2.

- Enfin à ce jour The Lost Tales - Voices in the Dark n’est disponible qu’en zone 1 et ne comporte que des sous-titres anglais.

09
avr

Babylon 5 : Saison 1 - Signs and Potents (Symboles et présages) - Récapitulatif et Bilan

« C’était l’aube du troisième âge de l’humanité, 10 ans après la guerre entre les terriens et les minbaris. Le projet Babylon était un rêve qui s’était concrétisé. L’objectif était d’éviter une autre guerre en créant un lieu où humains et extraterrestres cohabiteraient dans le respect de leurs différences. C’était une escale, une seconde maison pour tous : diplomates, affairistes, innovateurs et vagabonds. Des humains et des extraterrestres dans une coque de métal de 2 500 000 tonnes, tournoyant seule au cœur des ténèbres. Cet endroit pouvait être dangereux, mais c’était notre ultime espoir de paix. Voici l’histoire de la dernière station de type Babylon. Nous sommes en 2258, cette station s’appelle Babylon 5 » (Commandant Jeffrey Sinclair)

La première saison de Babylon 5 est à l’image de son générique : introductif. Joe Straczynski a conçu la série comme une immense saga avec un début, un milieu et une fin où les multiples arcs de la série s’emboîteraient pour former une grande histoire. Signs and Potents (afin d’accentuer le coté littéraire de sa série, JMS à donner un titre à chacune des saisons) va donc avoir comme rôle principal d’introduire le spectateur à cet univers. JMS a bien conscience qu’il serait idiot d’installer sa mythologie et de commencer l’aventure d’entrée de jeu. Une histoire aussi complexe nécessite une mise en place progressive.

Si cela explique le ton de la première saison elle n’excuse pas, bien sur, certaines carences. La première saison souffre d’un faible budget (cela se remarque très facilement dans les premiers épisodes qui sont très limité dans leurs décors) ainsi que de l’absence de Straczynski en tant qu’auteur. Car même s’il supervisait très précisément l’évolution des intrigues et de ses personnages dans chacun des épisodes, il ne pouvait véritablement imprimer sa griffe dans certaines histoires. La première saison est vraiment la plus faible des cinq et c’est celle qui cumule les plus mauvais épisodes de la série.

Il est, par contre, très intéressant de revoir cette saison quand on à vu l’intégralité de la série. On aborde alors ces épisodes d’un tout autre point de vue. Leurs défauts sont vite oubliés face l’ingéniosité de la mise en place de l’univers. Tous les épisodes de Signs and Potents contiennent leurs lots de scenes, de révélations, de petites phrases qui, mine de rien, mette en place les intrigues futures.

On peut classer les épisodes de la saison en deux catégories

Les épisodes indépendants

A travers leurs histoires indépendantes, ils posent l’univers de Babylon 5 nous familiarisant de plus en plus avec cette station et ses habitants au fil des épisodes. Du centre de commande jusqu’au bas fonds, chaque recoins de la station nous est présenté. On reste encore dans une phase de stéréotype des personnages, mais des failles apparaissent ici et là dans leurs caractères. Au-delà de la station c’est aussi tout son univers qui est posé. La Terre avec ses problèmes politique et social, le Corps Psy, la haine entre les Narns et les Centauris, le mystère qui entoure les Minbaris et les Vorlons etc etc. Sans que l’on se rende compte, on s’habitue de plus en plus à cet univers. Quelques épisodes se distinguent aussi de par leurs qualités. Je pense notamment à Believiers et sa fin dramatique, ou bien encore Deathwalker et son art de la diplomatie, ou bien encore By Any Means Necessary et son conflit social. Mais tous cela ne nous contente pas, et on en veut encore plus ! C’est là qu’intervient l’autre catégorie d’épisodes.

Les épisodes mythologiques

Ils sont aux nombres de sept et s’articulent pour la plupart autour de Sinclair et sa perte de mémoire de 24 heures durant la bataille de la ligne. Ainsi qu’autour du rôle des Minbaris et de Delenn dans ce mystère et de la haine mutuelle entre les peuples de Londo et G’Kar. Ce sont ces trois grands arcs que se chargent de nous présenter In the sky full of Star, Signs and Potents et Chrysalis. Tous ces arcs semblent indépendants, mais on perçoit déjà, lorsque apparaît Morden et ses étranges associés, qu’ils sont l’arbre qui cache la forêt. D’autres mystères viennent également se rajouter. Ainsi Voice in Wilderness part 1 & 2 introduit la grande machine d’Epsilon et les tensions qui existent entre Mars et la Terre. Tandis que Babylon Squared nous révèle une partie du mystère de la disparition de Babylon 4. Enfin dans Mind War, le Corps Psy nous est montré dans toute sa noirceur par le biais du personnage de Bester. Succulent salaud et premier grand méchant de la série, même si le terme n’est pas le plus adéquat. Comme le dit G’Kar dans cet épisode : « Laissez moi vous transmettre la seule leçon que j’ai apprise en vivant sur Babylon 5. Aucun de nous ici n’est tout à fait celui qu’il paraît être ». Phrase instantanément culte de la série, qui anéanti dés lors tout manichéisme chez les personnages

Il est intéressant de voir que tous les épisodes (à part Grail) sont toujours construits dans l’optique de faire évoluer un des personnages du cast. La fin de la saison permet d’établir un petit bilan : Des personnages comme Lennier, Vir et Na’Toth sont clairement enfermé dans un rôle stéréotype. Ces aides d’ambassades ont pour principale fonction d’être des faire-valoir aux ambassadeurs et d’assumer une fonction comique basée sur leur naïveté et le choc des cultures. On verra que par la suite cela n’est plus du tout le cas et que certains de ces personnages vont être très approfondis.

Même si elle a été l’héroïne de plusieurs aventures, on ne peut pas vraiment dire que le personnage de Talia Winters a subit une évolution. Elle reste très ancrée dans son rôle de télépathe servant fidèlement le Corps Psy. Ce n’est que dans ses clashs avec Ivanova qu’elle acquiert une réelle dimension, car alors sa fidélité envers le Corps Psy est contre-balancé par le drame du lieutenant-commandant. Toutefois, la remise en cause de cette organisation, pas si nette que ça, n’est pas encore à l’ordre du jour.

Susan Ivanova est une valkyrie qui dissimule de profondes blessures sous une armure impénétrable mais qui révélera des fissures au fur et à mesures des épisodes tel que Born to the Purple ou bien encore T.K.O où elle fera le deuil de son père dernier survivant de sa famille. Son humour à froid, sa beauté, sa force et ses faiblesses en font un personnage fascinant.

Michael Garibaldi apparaît comme le personnage le plus humain de la série, devenant notre ancre dans cet univers. Honnête mais colérique, son passé d’alcoolique et ses anciens échecs le font constamment douter de lui. A l’opposé de ce personnage, nous trouvons Delenn et le docteur Steven Fanklin qui sont les idéalistes de la série, mettant un point d’honneur à tout faire pour créer un monde meilleur et à toujours voir le bien chez l’autre. Cet idéalisme naïf sera mis à mal chez Franklin (Believers l’épisode le plus dramatique de la saison), et il sera contrebalancé par les mystères qui entoure Delenn concernant Sinclair.

Le personnage « principal » du show est paradoxalement celui qui se révèle être le moins intéressant dans son évolution. En fait le commandant Sinclair est un personnage qui a déjà achevé son parcours, malgré les doutes qui l’assaillent sur sa perte de mémoire, et le sens qu’il veut donner à sa vie. Sinclair est vraiment trop parfait pour qu’on puisse véritablement l’aimer. Son jeu, même s’il est très bon, est vraiment trop intérieur pour fonctionner avec le reste du casting. Les changements intervenus dans la deuxième saison sont alors beaucoup plus clairs

Enfin il reste nos frères ennemis favoris, Londo et G’Kar, dont les clashs et les joutes durant cette année ont donné les plus moments les plus drôles et les intenses de la saison. Toutefois ces situations n’arrivent pas à masquer l’évidence : La haine entre ces deux peuples risque d’engendrer quelque chose de terrible. Londo et G’Kar sont beaucoup plus proches qu’ils ne le pensent. Ils sont tous les deux des bons vivants, et d’habiles diplomates mais leur lien est encore plus fort. Selon Londo, G’Kar et lui mourront en s’étranglant mutuellement dans une vingtaine d’année, et s’il ne fallait retenir qu’une seule chose de cette saison, c’est qu’ils sont les seuls à avoir répondu à la question de Morden (What do you want ?/Qu’est ce que vous voulez ?) et que leur réponse fait froid dans le dos et risque de devenir terriblement prophétique au vu du final de la saison.

Morden vs G’Kar

G’Kar : « Je ne suis pas très sur d’avoir compris la question. Mr ? »

Morden: « Morden »

G’Kar « Morden, c’est ça. Qui, dites-vous, a autorisé cet entretien ? »

« Le conseiller T’Bar. Premier cercle »

« Et sait-il ce qui vous amène ?

« Non, mais pour rencontrer quelqu’un de votre importance il me fallait une recommandation et il me la fournit. Vous n’avez toujours pas répondu à ma question. Qu’est ce que vous voulez ? »

« Oui mais qu’entendez-vous au juste par : Qu’est ce que vous voulez ? »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Mais ce que je veux pour souper ? Ce que je veux faire ce soir ? »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Assez perdu de temps. Ce que je veux c’est que vous partiez tout de suite et que vous me laissiez tranquille »

« Je vous laisse »

« Attendez. Ce que je veux ? Les Centauri ont démoli mon monde. Que justice nous soit rendue »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Vider de leur moelle leurs moindres petits os et réduire leurs crânes en poussière »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

« Raser toutes leurs villes, assombrir leur ciel et ensemencer toutes leurs terres de sel pour se débarrasser de cette race infâme »

« Et après ? »

« Je l’ignore. Tant que notre planète mère a sa sécurité garantie je ne vois rien qui importe »

« D’accord. Merci encore de m’avoir reçu, ambassadeur. Au revoir »

Morden vs Londo Mollari

Morden : « Ha ambassadeur je venais justement vous rendre visite, je me présente, je suis….. »

Londo: « Je suis désolé mais je suis trop pressé pour bavarder avec vous. Prenez un rendez-vous c’est plus simple »

« Mais j’ai déjà un rendez-vous »

« Dans ce cas prenez en un autre »

Londo (appuyant sur le bouton d’ascenseur) : « Jamais là quand on en a besoin »

Morden : « Ambassadeur j’ai eu l’autorisation de vous rencontrer… »

« Oui, oui j’écoute qu’est ce que vous voulez ? »

« Mais c’est ma question. Qu’est ce que vous voulez ? »

« Vous êtes fou ou quoi ? Au revoir, allez importuner quelqu’un d’autre »

(Londo entre dans l’ascenseur, suivi de Morden)

Londo : « Vous êtes vraiment quelqu’un de très obstiné »

Morden : « Il le faut bien, je n’ai pas le droit de vous laisser avant que vous ne répondiez à ma question. Qu’est ce que vous voulez ? »

« C’est une discussion tout à fait idiote »

« Qu’est ce que vous voulez ? »

Londo (sortant de l’ascenseur) : « Qu’on respecte ma tranquillité »

Morden : « Est-ce vraiment tout ambassadeur ? »

« Bon d’accord. Vous tenez absolument à le savoir ? Vous voulez que je sois franc avec vous ? Je veux que mon peuple puisse enfin reprendre la place qu’il mérite dans la galaxie. Je veux voir les Centauris retrouver leur supériorité et commander les étoiles. Je veux la réapparition de la gloire et le retour de la puissance. Je veux arrêter de passer mon temps à courir comme quelqu’un en retard à un rendez-vous qui a peur de regarder ce qui c’est passé ou ce qui est devant lui. Je veux retrouver mon peuple comme il était. Je veux que tout redevienne comme c’était autrefois. J’ai répondu à votre question ? »

Morden : « oui tout à fait »

Mais le chemin de ces deux ambassadeurs commence à diverger. Alors qu’il apparaissait au départ comme « l’agresseur » G’Kar est devenu la victime d’un Londo qui a commencé à sceller un pacte avec Morden dans le dernier épisode de la saison

Signs and Potents est donc une saison d’introduction dont les qualités d’écritures, quant à la mise en place de l’univers, sautent aux yeux lors d’une deuxième vision. Pour l’instant elle reste une saison potable, la plus faible des cinq, avec de très bon épisodes (Believers, Chrysalis, Babylon Squared, Deathwalker, Mind War) et de très mauvais (TKO, Soul Hunter, Infection) mais on sens derrière tous cela quelque chose qui ne demande qu’a se réveiller. Tout comme Delenn à la fin de la saison, la mue va commencer et va révéler quelque chose d’époustouflant.